Face aux loyers impayés, de nombreux propriétaires font appel à un huissier ou à un avocat pour engager des procédures.
Ces démarches, souvent coûteuses, peuvent toutefois alléger la facture fiscale.

En effet, au régime réel d’imposition, les frais d’huissier sont déductibles des revenus fonciers. Ils entrent dans la catégorie des frais de gestion et d’administration.
Concrètement, les honoraires d’huissier, d’avocat ou encore d’expert sont déductibles pour leur montant réel.
Aucun plafond n’est fixé, à condition de pouvoir justifier les dépenses. Ces frais doivent être liés à la gestion ou à la conservation d’un bien loué vide.
Autre point clé : seule la date de paiement compte pour la déduction fiscale. Une facture réglée en 2025 sera ainsi déclarée au titre des revenus de 2025. Même si la procédure a débuté l’année précédente.
Fait notable, la déduction reste possible même en l’absence de loyers perçus. Elle peut alors générer un déficit foncier imputable sur le revenu global.
Pour en bénéficier, les bailleurs doivent remplir la déclaration n°2044. Les frais sont à inscrire en ligne 221, dédiée aux frais de gestion. En revanche, les contribuables au régime micro-foncier ne peuvent pas déduire ces dépenses. L’abattement forfaitaire de 30% est censé couvrir l’ensemble des charges.
Encore trop méconnu, ce dispositif permet de réduire significativement l’imposition. Un droit que les bailleurs auraient tort de négliger.
Sources : PAP